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Jimmy Fairly, l’impact social en mode Web 2.0
29/06/11
Comme vous le savez tous, nous sommes toujours à la recherche de projets socialement innovants et d‘entreprises qui changent le monde d’une certaine façon…
C’est pour cela que nous avons décidé de vous parler aujourd’hui d’un site e-commerce qui a retenu notre attention.
Alors non, il ne s’agit pas d’un social business ou d’une entreprise sociale, mais c’est justement pour cela que nous trouvons l’initiative d’autant plus intéressante.
Oui, Jimmmy Fairly est une toute nouvelle boutique en ligne à la mode qui vend des lunettes de vue et de soleil exclusivement sur internet, avec des modèles fait maison par des designers français et fabriqués à la main en italie.
Jusque là, me direz-vous, rien de très intéressant pour notre blog ? Eh bien si ! Car la particularité de cette nouvelle marque, en plus d’avoir un site internet qui claque, au design classe et cosy et de belles montures, réside dans la conscience sociale de ses créateurs qui se matérialise par le « Buy one, Give one ».
Le Buy one Give one est un concept simple : pour chaque paire de lunettes achetée, Jimmy Fairly donne une paire à une personne dans le besoin. Selon l’OMS, un milliard de personnes dans le monde n’a pas accès à des soins optiques. Il faut savoir que l’accès à ces soins permettrait une augmentation de 20% de leurs revenus et une nette amélioration de leur qualité de vie.
Acheter une paire de lunettes Jimmy Fairly est donc un acte engageant et engagé.

De plus, Jimmy Fairly s’est associé avec plusieurs ONG et agit en tant que partenaire :
Voir la Vie développe ainsi en partenariat avec Jimmy Fairly un centre d’optique à Kindia. C’est la marque qui fournit les montures et les verres nécessaires à la formation et à la fabrication de lunettes pour les patients en convalescence.
L’association Peuples d’Himalaya effectue des consultations médicales au Zanskar, en Inde, à plus de 4000m d’altitude. A cause des UV et du soleil, de très fortes brulures de la rétine sont observées chez ces personnes. Jimmy Fairly leur fournit donc des paires de lunettes de soleil et de vue (à dioptries positive) adaptées afin de protéger la vue des enfants durant leur croissance où la rétine est la plus fragile.
Voici donc un modèle d’entreprise qui vend différemment et incite à consommer autrement en donnant un véritable sens à son acte d’achat. En appliquant le concept du Buy One Give One, l’entreprise fait un choix stratégique qui lui donne l’opportunité de répondre à une problématique sociale liée à son coeur de métier tout en développant un positionnement différenciant lui permettant de se démarquer de ses concurrents : en bref, du gagnant-gagnant !
Nous ne pouvons qu’encourager ces initiatives qui associent à un concept en soi déjà innovant (la vente en ligne de lunettes not made in China, c’est déjà peu commun), la volonté d’avoir un impact social allant bien au-delà de leur activité commerciale… Pourquoi ne pas appliquer ce modèle à d’autres activités et créer des entreprises pérennes dotées d’une conscience sociale et environnementale, pourquoi ne pas inscrire cette ambition d’apporter une solution à un problème social au coeur de la mission de l’entreprise ?
Si Jimmy Fairly n’est pas un pur social business, chaque pierre compte et cette idée pourrait bien à terme générer un changement social à grande échelle, et ce d’autant plus si le succès est au rendez-vous.
Bravo encore Jimmy Fairly et longue vie au Buy One, Give one ! Prenez-en de la graines futurs change makers
PS : Profitez-en dès aujourd’hui, c’est les soldes
Denis B.
Convergences 2015, ensemble contre la pauvreté…
25/04/11
Pour parvenir à un mode de développement durable, la mobilisation de tous les secteurs est indispensable… Les différents acteurs doivent prendre conscience de la complémentarité de leurs compétences et de la nécessité de les mobiliser en synergie afin de répondre aux défis du XXIème siècle. Les partenariats intersectoriels apparaissent dès lors comme une solution novatrice, la seule à même d’apporter des réponses suffisamment imaginatives, cohérentes et intégrées pour appréhender les problèmes mondiaux les plus complexes et invasifs…
Les 3, 4 et 5 mai prochains, acteurs privés, publics et solidaires se réuniront à l’Hôtel de Ville de Paris pour le 4ème Forum Convergences 2015. Lancé en 2008, ce forum de réflexion est destiné à jeter des ponts entre les différents secteurs afin de créer des synergies dans le but d’éliminer la pauvreté. Avec pour feuille de route les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement fixés en 2000 par l’ONU, cette initiative se veut une plateforme fédératrice visant à permettre l’articulation de diverses parties prenantes afin de promouvoir une économie au service de l’Homme et de son environnement.
Après avoir mis dans un premier temps l’accent sur la microfinance comme levier de lutte contre la pauvreté et vecteur de convergences, le forum a aujourd’hui élargi l’éventail de ses thématiques de réflexion et d’action. A la croisée des chemins entre les divers secteurs, l’entrepreneuriat social, l’économie sociale, le social business, le commerce équitable font désormais partie des sujets de réflexion prioritaires, avec toujours en ligne de mire l’objectif d’encourager les collaborations intersectorielles afin de mettre sur pied des projets innovants et porteurs.
Le Forum annuel est un formidable espace d’échanges et de discussions entre professionnels des secteurs concernés. Des groupes de travail d’experts se réunissant au cours de l’année sont chargés d’élaborer des réflexions de fond dont les émanations seront mises en débat au cours de ces trois journées qui promettent d’être riches en apprentissages. Les deux premiers jours seront consacrés à un large éventail de tables rondes et mini-conférences et se termineront par la remise des prix Convergences 2015, récompensant les meilleurs partenariats entre une organisation solidaire (entreprise sociale, association, etc. ) et un acteur du secteur public et/ou privé. Le Forum culminera le jeudi 5 mai avec 3 grands débats animés par Le Monde et 2 conférences en plénière.
En 2011, alors que l’on assiste à une augmentation préoccupante de la pauvreté et de l’exclusion au Sud comme au Nord, le retard pris par rapport aux Objectifs du Millénaire pour le Développement rend d’autant plus cruciale la mobilisation de l’ensemble des acteurs de la société pour construire un monde plus juste, qui ne laisse personne sur le bord de la route…
Le Forum est ouvert au public. Foncez vous inscrire et consulter le programme détaillé !
Les résultats du concours des court-métrages « 8 le temps presse »
27/01/11

Les différents lauréats et les jurys du concours 8 - Le temps presse
Hier soir, dans une salle comble du prestigieux Hôtel de Ville de Paris, a eu lieu la remise des prix du concours « 8 le temps presse ». J’ai eu le plaisir de représenter l’équipe du socialbusiness.fr qui a été sélectionnée grâce à notre article sur le trio des meilleurs courts-métrages.
Beaucoup d’intervenants ont pris la parole lors de la remise des 8 prix pour rappeler l’importance des 8 objectifs du Millénaire. Nous tenons à remercier tout particulièrement l’équipe de LDM productions pour l’organisation ainsi que danone.communities pour le jury des blogueurs.
Pour ce concours, LDM productions a reçu 309 films de 18 pays dont 33% concernaient l’environnement, 24% le sida, 12% l’égalité des sexes et 11% la pauvreté. Au grand regret de Marc Obéron, directeur de la publication chez LDM productions et animateur de la soirée, aucun film sur l’objectif du millénaire « mettre en place un partenariat mondial pour le développement» n’a été soumis. Sur les 309 films, il a été difficile de sélectionner les 16 courts-métrages finalistes pour le volet « fiction » et les 6 films finalistes pour le volet « animation ».
Une attention particulière et tout un symbolisme ont été attachés à la création des 8 trophées, qui ont été réalisés par Etienne Krähenbühl qui a su utiliser la matière pour faire passer un message qui est de « marquer son empreinte et la transmettre ». La forme de bâton de relais des trophées représente le mouvement mais également l’urgence qu’il y a de passer le témoin.

Dans une salle comble du prestigieux Hôtel de Ville de Paris
Sans plus attendre voici les résultats des 8 prix:
- Prix du public : « Dimanche » d’Oscar Lalo
- Prix des ONG : « Passage » de Noémie Shraer-Monnier. Ce sont six organisations non gouvernementales (CARE, la Croix Rouge, OXFAM, Action contre La faim, ACTED et Planète Urgence) qui se sont regroupées pour remettre ce prix.
- Prix du cinéma : « Ainsi soit-il » d’Isabelle Agid. L’Agence Française pour le Développement (AFD) et Studio Magazine ont décerné ce prix.
- Prix des blogueurs : « Amal » d’Ali Benkirane, le prix pour lequel lesocialbusiness a voté et qui a été remis par danone.communities et Jan Kounen.
- Prix Allociné de l’animation : « Replay » d’Anthony Voisin, Zakaria Boumediane, Fabien Felicite-Zulma et Camille Delmeule qui a été remis par l’équipe d’Allociné. Voici le lien vers ce très bon film d’animation et que nous n’avions pas présenté dans notre dernier article car nous nous étions concentrés sur la catégorie «fiction».
- Prix des nouvelles solidarités : « Amal » d’Ali Benkirane. Babyloan était en charge de remettre ce prix et a donc décidé d’attribuer trois prix, à savoir en 3ème position « Dimanche » d’Oscar Lalo et en 2ème position « Ainsi soit-il ».
- Prix Arte : « Dimanche » d’Oscar Lalo. Ce prix a été attribué par le responsable internet d’Arte, José Correia, et par Yann Arthus Bertrand.
- Grand prix 8 le temps presse : « I téliya » de Fatou Diarra. Ce prix a été offert par la principauté de Monaco, qui œuvre en développant des programmes en matière de micro-économie, d’environnement et d’éducation dans plus de 100 pays. Le prix a été remis par Abderrahmane Sissako et Jan Kounen, deux des réalisateurs du film 8 qui est à l’origine de ce grand projet.
Lors de la soirée, nous avons pu découvrir l’association « Cinemas for Africa » qui cherche à rénover des salles de cinéma sur le continent africain et ainsi promouvoir la culture dans de nombreux pays qui en ont un accès limité.
Cette soirée s’est clôturée par la diffusion des courts-métrages gagnants et force est de constater qu’il était agréable de prendre le temps de revoir le talent de certains réalisateurs qui ont passé plusieurs mois, voir plusieurs années, sur des films qui ont un sens et qui veulent changer les choses. Le temps presse, ne l’oublions pas ! Pour l’édition 2012, l’équipe organisatrice compte conquérir une autre capitale et transmettre la magie de ce concours, en espérant y découvrir de nombreux nouveaux talents !
Anaïs P.



