Article tagué muhammad yunus
Le 28 avril, venez fêter le social business avec danone .communities et le professeur Yunus !
20/04/11
Si nos articles vous ont plu, si le social business vous a appris plein de choses, alors ne ratez pas la grande fête annuelle organisée par danone.communities au Carroussel du Louvre le jeudi 28 avril de 18h30 à 21h30, avec la présence du Prix Nobel de la Paix 2006 le professeur Yunus.
Non seulement cet événement sera le moyen de rencontrer des gens qui croient au changement de modèle, mais cela vous permettra également de soutenir notre blog.
Car avec 15 inscrits (le plus rapidement possible) à cette fête, vous nous permettrez peut être de faire la Une du blog de danone.communities.
Alors n’attendez plus !
Inscrivez-vous ci-dessous ou sur au lien suivant : http://www.danonecommunities.com/GCM2011 et surtout remplissez le CODE D’INSCRIPTION avec le lien suivant: http://www.lesocialbusiness.fr
Le Yaourt Social de Grameen Danone vient en France le temps d’une rencontre!
29/10/09

Ce Vendredi aura lieu un atelier de dégustation du fameux yaourt de Grameen Danone, le Shokti +, ainsi qu’un retour d’expérience de la part des équipes du projet. Cet évènement, organisé par Danone Communities, se déroulera de 8h30 à 10h à la Cantine (151 rue Montmartre, 75002, PARIS).
Pour vous inscrire c’est ici.
Mais Grameen Danone Foods, c’est quoi au juste?
Un petit rappel pour ceux d’entre vous qui ne seraient pas encore au courant :
Grameen Danone est un social business issu d’une joint venture entre 2 entreprises très différentes mais qui ont décidé de se rapprocher et de construire ensemble un projet pour répondre à une problèmatique sociale. Il s’agit du Groupe Danone et du Groupe Grameen.
Le projet naît d’une rencontre entre Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank, et Frank Riboub, PDG de Danone. Ils décident ensemble de se lancer dans cette aventure folle de créer le premier projet de Social Business issu d’une joint venture entre une multinationale et un social business.
Un constat : la moitié des enfants du Bangladesh souffre de carences alimentaires.
Un défi : comment faire pour mieux couvrir leur besoins quotidiens ?
Des compétences partagées :
- Grameen connaît bien la réalité du terrain du Bangladesh ainsi que les besoins des populations locales.
- Danone est expert dans l’agro-alimentaire et spécialiste des produits laitiers.
Une réponse commune à fort impact social :
La création d’un yaourt enrichi en micro-nutriments, conçu pour couvrir 30% des besoins quotidiens des enfants bangladeshi.
Il ne s’agit donc pas d’une opération humanitaire mais bien d’un social business, car les yaourts sont vendus aux populations, et ce le plus souvent par des femmes issues de ce milieu, à un prix abordable mais qui permet à Grameen Danone Foods d’atteindre l’autonomie financière totale.
Pour plus d’infos sur l’aventure Grameen Danone Foods, voici une présentation qui décrit le projet plus en détails: http://www.slideshare.net/danonecommunities/grameen-danone-food-ltd-overview-210609
Jetez aussi un œil à la publicité de Shokti + au Bangladesh :
Pour plus d’infos:
Site de Danone-Communities: http://www.danonecommunities.com
Groupe Danone-Communities sur Facebook: http://www.facebook.com/group.php?gid=25845646052
Une nouvelle génération d'entrepreneurs sociaux : les diplômés
14/07/09

Il y a seulement une dizaine d’années, l’entreprenariat social était quasi inexistant dans le milieu académique. Aujourd’hui, on commence à voir fleurir ici et là une multitude d’initiatives et de programmes à travers le monde qui, bien qu’encore très insuffisants, tracent une nouvelle voie plus humaniste pour l’éducation commerciale.
Aux Etat-Unis, ce sont les plus prestigieuses Business Schools qui mènent la danse, avec en tête l’université de Stanford dont le Center for Social Innovation lancé en 2003 ne se contente pas de développer une base riche de plus de 60 études de cas dans le secteur mais propose également divers programmes de formation continue. Le dernier-né, entièrement consacré à l’entreprenariat social, débutera en juin 2010. Harvard, au travers de sa Social Enterprise Initiative, offre quant à elle à ses étudiants de MBA ainsi qu’aux leaders en poste un panel de cours dédiés à la création de valeur sociale dans les organisations.
Un phénomène semblable se répand en Europe. En Espagne, l’IESE à Barcelone (l’une des écoles de management les plus réputées), dispense des cours en la matière. Au Royaume-Uni, c’est Oxford qui se distingue avec le Skoll Center for Social Entrepreneurship créé en 2003 mais de nombreuses universités régionales innovent en proposant des cours d’entreprenariat social dans les cursus classiques de business. C’est le cas de l’université de Lancaster (Nord-Ouest) où l’on peut suivre un module de social entrepreneurship à partir de la 2ème année de Bachelor en Management.
En France, c’est l’ESSEC qui s’est voulue pionnière dans le domaine avec sa Chaire Entrepreneuriat Social créée en 2003. HEC Paris lui a emboîté le pas en inaugurant en décembre dernier sa chaire Social Business / Entreprise et Pauvreté (SBEP), co-présidée par Muhammad Yunus (qu’on ne présente plus) et Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté) et sponsorisée par Danone. Un point intéressant à souligner, la « Track » SBEP est ouverte aux étudiants français comme internationaux de tous les programmes d’HEC, des Mastères Spécialisés aux MBA en passant par la grande école. Elle leur permet de suivre en langue anglaise un programme intensif de deux mois en fin de cursus afin d’élargir leurs horizons et d’adopter une vision plus globale et humaine du monde du business. Au menu, des cours de social entrepreneurship, new business models at the bottom of the pyramid, business and poverty in developed countries, development of new consumer behaviors et finance and social business. Citons également le récent lancement de l’Ecole de l’Entreprenariat en Economie Sociale en Languedoc-Roussillon, un dispositif conçu pour reconnaître et développer les compétences managériales spécifiques des entreprises de l’économie sociale.
Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux se dessine donc… Ceux-là seront formés à gérer la tension entre les exigences économiques et sociales et sauront mettre des compétences managériales pointues au service d’un projet collectif, ce qui devrait permettre de maximiser l’impact sociétal des organisations créées et de changer d’échelle.
Mais les initiatives de ces quelques établissements pionniers demeurent bien marginales. La plupart des programmes des écoles de commerce, même ceux spécialisés dans l’entreprenariat, ne font en effet aucune considération de l’entreprenariat social. Il faut donc non seulement encourager la démarche de ces « éclaireurs » mais aussi la pousser encore plus loin. L’enseignement de l’entreprenariat social ne doit pas rester cantonné à des départements spécifiques et réservé à quelques « élus » mais être intégré à tout cursus classique de management. Des chapitres sur les entreprises sociales devraient même faire leur apparition dès le lycée dans les programmes de section ES. Il est essentiel d’éclairer les futurs entrepreneurs sur ce modèle alternatif qui n’est pas destiné à le rester bien longtemps !

