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Global Social Venture Competition 2009-2010
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« Social Capital Market » SOCAP 09 -

Global Social Venture Competition 2009-2010

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Suite au commentaire de Charlotte de l’équipe GSVC, nous avons décidé de relayer son information à travers ce post.

Global Social Venture Competition (GSVC) 2009-2010 est lancée. La GSVC est une compétition internationale de Business Plans réservée à des projets d’entreprises alliant viabilité économique et impact social.

Elle permet aux participants de rencontrer des investisseurs intéressés par les projets d’entrepreneuriat social, d’être coachés par des professionnels du secteur et, pour les vainqueurs, de remporter un prix compris entre 5000 et 25000 $. La sélection est réalisée par des jurys composés d’experts de l’entrepreneuriat social.

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Depuis 3 ans, la chaire Entrepreneuriat Social de l’ESSEC et son incubateur social ANTROPIA relaient la compétition en France. Pour l’édition 2009‐2010, l’ESSEC organise la finale francophone pour la zone Europe, Afrique et Moyen‐Orient.

Pour y participer, rendez-vous sur le site francophone mis en ligne par l’ESSEC: http://gsvc.entrep-social.chair.essec.edu

« Social Capital Market » SOCAP 09 -

La faillite internationale des marchés financiers a donné une crédibilité nouvelle aux projets d’intérêt général dont les performances ont surpassé celles des portefeuilles classiques.

En 2008, SOCAP mettait en lumière l’émergence d’un nouveau marché de l’investissement lié à l’entrepreneuriat social.

En 2009, SOCAP témoigne de la structuration de ce marché et de la volonté de ses acteurs de faire de l’impact social un facteur nécessaire pour les arbitrages opérés par les investisseurs.

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Trois facteurs clés semblent se trouver au cœur de la création durable d’un marché du capital financier des projets à mission sociétale : la prise en compte systématique du développement durable dans l’évaluation du risque des projets, le décloisonnement entre donation et investissement, l’arrivée massive de nouveaux investisseurs dans le secteur.

Systématiser la prise en compte du « développement durable » dans l’évaluation des projets

Les investisseurs ne peuvent plus faire l’impasse sur les questions liées à la surpopulation et à la dégradation structurelle de l’environnement quand ils évaluent le risque d’investissement.

Le pas supplémentaire serait de systématiser l’investissement dans des projets d’intérêt général. Afin de s’engager dans cette direction, les investisseurs témoignent d’un besoin crucial d’outils de mesure harmonisés permettant d’évaluer simplement la valeur sociale de l’offre et la prise de risque dans des secteurs très variés.

Pour ce faire, il faut diminuer les coûts de recherche, d’évaluation et de transaction sur ce marché grâce à l’intermédiation d’acteurs spécialisés dans les projets d’entrepreneuriat social.

On peut se demander toutefois quelles conséquences l’harmonisation des outils de mesure de l’impact pourrait avoir sur les innovations sociales qui nécessitent un cadre qui laisse place aux expérimentations.

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Encourager les montages multi acteurs, sortir de la dichotomie investissement OU donations

A SOCAP, on s’est intéressé à la meilleure façon de faire collaborer des investisseurs privés et publics selon la maturité ou les besoins de financement des projets.

C’est une nouvelle collaboration entre les différents acteurs de l’industrie –  fonds d’investissements, fondations mais aussi gouvernement et particuliers – qui peut apporter un nouveau souffle au secteur.

Investisseurs publics et particuliers sont invités à s’associer aux montages pour garantir le maintien de la dimension sociale des projets. Le gouvernement, lui, est plébiscité pour créer des systèmes d’incitation permettant d’internaliser les questions sociales et environnementales au marché financier.

Favoriser l’arrivée massive de nouveaux investisseurs dans des projets à vocation sociétale

L’émergence de tout marché est conditionnée par l’arrivée massive d’argent frais pour soutenir le changement d’échelle des projets.

Les investisseurs en capital risque présents à SOCAP s’intéressent prioritairement aux projets d’innovation sociale soutenus par des modèles économiques autoportés capables de maximiser les revenus et préserver la mission sociétale.

A ce jour, seul le modèle économique du microcrédit a permis de générer des revenus suffisants pour attirer des capitaux à long terme et permettre une duplication à grande échelle. L’urgence réside donc dans l’expérimentation afin de trouver des nouveaux modèles économiques pertinents capables de maximiser impact social et revenus.

Malgré une absence flagrante des entrepreneurs sociaux et une perspective assez américaine, la question centrale soulevée à Socap reste valable pour le continent européen : comment attirer des capitaux plus importants  dans le secteur de l’entrepreneuriat social pour permettre à des initiatives prometteuses de changer d’échelle et être dupliquées à différents secteurs ? Comment combiner différents véhicules de financement – donations, dettes, capital risque – pour créer des montages performants capables d’assurer la durabilité des projets et la persistance de la mission sociale ? Comment faire émerger des innovations sociales tout en régulant les pratiques de ce nouveau marché ?

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Et vous, quels sont vos pronostics sur l’évolution du secteur du Social Business en Europe ?

Posté par Emmanuelle Larroque, équipe d’Entrepreneurs Sans Frontières

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