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Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés
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Le 24 mars, c’est les Trophées Rethink !

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés

Il y a seulement une dizaine d’années, l’entreprenariat social était quasi inexistant dans le milieu académique. Aujourd’hui, on commence à voir fleurir ici et là une multitude d’initiatives et de programmes à travers le monde qui, bien qu’encore très insuffisants, tracent une nouvelle voie plus humaniste pour l’éducation commerciale.

Aux Etat-Unis, ce sont les plus prestigieuses Business Schools qui mènent la danse, avec en tête l’université de Stanford dont le Center for Social Innovation lancé en 2003 ne se contente pas de développer une base riche de plus de 60 études de cas dans le secteur mais propose également divers programmes de formation continue. Le dernier-né, entièrement consacré à l’entreprenariat social, débutera en juin 2010. Harvard, au travers de sa Social Enterprise Initiative, offre quant à elle à ses étudiants de MBA ainsi qu’aux leaders en poste un panel de cours dédiés à la création de valeur sociale dans les organisations.

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Un phénomène semblable se répand en Europe. En Espagne, l’IESE à Barcelone (l’une des écoles de management les plus réputées), dispense des cours en la matière. Au Royaume-Uni, c’est Oxford qui se distingue avec le Skoll Center for Social Entrepreneurship créé en 2003 mais de nombreuses universités régionales innovent en proposant des cours d’entreprenariat social dans les cursus classiques de business. C’est le cas de l’université de Lancaster (Nord-Ouest) où l’on peut suivre un module de social entrepreneurship à partir de la 2ème année de Bachelor en Management.

En France, c’est l’ESSEC qui s’est voulue pionnière dans le domaine avec sa Chaire Entrepreneuriat Social créée en 2003. HEC Paris lui a emboîté le pas en inaugurant en décembre dernier sa chaire Social Business / Entreprise et Pauvreté (SBEP), co-présidée par Muhammad Yunus (qu’on ne présente plus) et Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté) et sponsorisée par Danone. Un point intéressant à souligner, la « Track » SBEP est ouverte aux étudiants français comme internationaux de tous les programmes d’HEC, des Mastères Spécialisés aux MBA en passant par la grande école. Elle leur permet de suivre en langue anglaise un programme intensif de deux mois en fin de cursus afin d’élargir leurs horizons et d’adopter une vision plus globale et humaine du monde du business. Au menu, des cours de social entrepreneurship, new business models at the bottom of the pyramid, business and poverty in developed countries, development of new consumer behaviors et finance and social business. Citons également le récent lancement de l’Ecole de l’Entreprenariat en Economie Sociale en Languedoc-Roussillon, un dispositif conçu pour reconnaître et développer les compétences managériales spécifiques des entreprises de l’économie sociale.

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux se dessine donc… Ceux-là seront formés à gérer la tension entre les exigences économiques et sociales et sauront mettre des compétences managériales pointues au service d’un projet collectif, ce qui devrait permettre de maximiser l’impact sociétal des organisations créées et de changer d’échelle.

Mais les initiatives de ces quelques établissements pionniers demeurent bien marginales. La plupart des programmes des écoles de commerce, même ceux spécialisés dans l’entreprenariat, ne font en effet aucune considération de l’entreprenariat social. Il faut donc non seulement encourager la démarche de ces « éclaireurs » mais aussi la pousser encore plus loin. L’enseignement de l’entreprenariat social ne doit pas rester cantonné à des départements spécifiques et réservé à quelques « élus » mais être intégré à tout cursus classique de management. Des chapitres sur les entreprises sociales devraient même faire leur apparition dès le lycée dans les programmes de section ES. Il est essentiel d’éclairer les futurs entrepreneurs sur ce modèle alternatif qui n’est pas destiné à le rester bien longtemps !

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Le 24 mars, c’est les Trophées Rethink !

Comme chaque année, HEC, en partenariat avec les Ateliers de la Terre, organise à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris les Trophées Rethink.

Comme son nom l’indique, cette compétition invite les entreprises à se réinventer et à repenser l’économie dans l’optique de construire une société plus humaine et durable.

Ces trophées récompensent donc tout naturellement les entreprises et étudiants qui auront su se démarquer en inventant de nouveaux modèles économiques capables de répondre aux enjeux majeurs de notre temps ou en transformant ces défis en opportunités de développement.

Les prix seront remis comme l’an passé dans 3 catégories : entreprises établies, start-up et business plan. Ce sont les étudiants du Mastère Spécialisé Sustainable Development d’HEC qui sont chargés d’identifier les pépites à l’échelle mondiale et de les présenter à un jury exigeant, composé de professionnels et d’entrepreneurs chevronnés (Tristan Lecomte, fondateur d’Alter Eco et Serge Orru, ancien directeur du WWF France en étaient membres en 2009).

Pour visionner la cérémonie de remise des trophées 2009, c’est par ici :

[youtube d6yxfCEZDhU]

Retrouvez les nominés et les gagnants de la précédente édition sur le site des trophées Rethink 2009 et n’oubliez pas de jeter un œil aux vidéos de présentation des lauréats : Le Chenelet Habitat, Windela et E-Social Transfert.

Nous attendons donc avec impatience le 24 mars afin de découvrir ensemble les lauréats de cette année qui sauront, nous l’espérons, illustrer avec brio ce nouveau paradigme que nous défendons !

Chrystel C.

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