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Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés
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Appel à candidatures pour l’AdR Fellowship 2011 !

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés

Il y a seulement une dizaine d’années, l’entreprenariat social était quasi inexistant dans le milieu académique. Aujourd’hui, on commence à voir fleurir ici et là une multitude d’initiatives et de programmes à travers le monde qui, bien qu’encore très insuffisants, tracent une nouvelle voie plus humaniste pour l’éducation commerciale.

Aux Etat-Unis, ce sont les plus prestigieuses Business Schools qui mènent la danse, avec en tête l’université de Stanford dont le Center for Social Innovation lancé en 2003 ne se contente pas de développer une base riche de plus de 60 études de cas dans le secteur mais propose également divers programmes de formation continue. Le dernier-né, entièrement consacré à l’entreprenariat social, débutera en juin 2010. Harvard, au travers de sa Social Enterprise Initiative, offre quant à elle à ses étudiants de MBA ainsi qu’aux leaders en poste un panel de cours dédiés à la création de valeur sociale dans les organisations.

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Un phénomène semblable se répand en Europe. En Espagne, l’IESE à Barcelone (l’une des écoles de management les plus réputées), dispense des cours en la matière. Au Royaume-Uni, c’est Oxford qui se distingue avec le Skoll Center for Social Entrepreneurship créé en 2003 mais de nombreuses universités régionales innovent en proposant des cours d’entreprenariat social dans les cursus classiques de business. C’est le cas de l’université de Lancaster (Nord-Ouest) où l’on peut suivre un module de social entrepreneurship à partir de la 2ème année de Bachelor en Management.

En France, c’est l’ESSEC qui s’est voulue pionnière dans le domaine avec sa Chaire Entrepreneuriat Social créée en 2003. HEC Paris lui a emboîté le pas en inaugurant en décembre dernier sa chaire Social Business / Entreprise et Pauvreté (SBEP), co-présidée par Muhammad Yunus (qu’on ne présente plus) et Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté) et sponsorisée par Danone. Un point intéressant à souligner, la « Track » SBEP est ouverte aux étudiants français comme internationaux de tous les programmes d’HEC, des Mastères Spécialisés aux MBA en passant par la grande école. Elle leur permet de suivre en langue anglaise un programme intensif de deux mois en fin de cursus afin d’élargir leurs horizons et d’adopter une vision plus globale et humaine du monde du business. Au menu, des cours de social entrepreneurship, new business models at the bottom of the pyramid, business and poverty in developed countries, development of new consumer behaviors et finance and social business. Citons également le récent lancement de l’Ecole de l’Entreprenariat en Economie Sociale en Languedoc-Roussillon, un dispositif conçu pour reconnaître et développer les compétences managériales spécifiques des entreprises de l’économie sociale.

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux se dessine donc… Ceux-là seront formés à gérer la tension entre les exigences économiques et sociales et sauront mettre des compétences managériales pointues au service d’un projet collectif, ce qui devrait permettre de maximiser l’impact sociétal des organisations créées et de changer d’échelle.

Mais les initiatives de ces quelques établissements pionniers demeurent bien marginales. La plupart des programmes des écoles de commerce, même ceux spécialisés dans l’entreprenariat, ne font en effet aucune considération de l’entreprenariat social. Il faut donc non seulement encourager la démarche de ces « éclaireurs » mais aussi la pousser encore plus loin. L’enseignement de l’entreprenariat social ne doit pas rester cantonné à des départements spécifiques et réservé à quelques « élus » mais être intégré à tout cursus classique de management. Des chapitres sur les entreprises sociales devraient même faire leur apparition dès le lycée dans les programmes de section ES. Il est essentiel d’éclairer les futurs entrepreneurs sur ce modèle alternatif qui n’est pas destiné à le rester bien longtemps !

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Appel à candidatures pour l’AdR Fellowship 2011 !

Utiliser l’entrepreneuriat social comme vecteur de rapprochement entre les communautés juives et musulmanes, tel est le pari de l’AdR Fellowship !

Le recrutement est ouvert pour l’Ariane de Rothschild Fellowship 2011, en partenariat avec l’ESSEC ! Cette année encore, la troisième promotion réunira 30 entrepreneurs sociaux ou membres d’ONG à la Judge Business School de Cambridge pendant 2 semaines au mois de juillet 2011 afin d’améliorer leurs capacités entrepreneuriales et de travailler sur leur business plan.

Provenant des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de Belgique, de Suisse et de France, ces entrepreneurs sociaux seront issus principalement des communautés juives et musulmanes (mais pas uniquement). L’objectif principal du programme est en effet d’encourager le dialogue judéo-musulman en utilisant le prisme de l’entrepreneuriat social et de créer un puissant réseau d’entraide.

Les entrepreneurs sélectionnés obtiennent une bourse complète pour assister à un programme de formation intensif du 15 au 31 juillet 2011. Entre cours théoriques et séminaires pratiques avec des experts et consultants reconnus mondialement, les sujets abordés iront de l’entrepreneuriat social (incluant une analyse poussée des business plans) à l’histoire des différentes communautés(« humanities ») en passant par des ateliers de dialogue interculturel. Les fellows intégreront ensuite le réseau formé à l’heure actuelle de 50 entrepreneurs sociaux.

Cette initiative unique des Fondations Edmond de Rothschild est une occasion idéale pour développer votre social business et vivre une expérience humaine inoubliable. La deadline pour postuler est le 28 février 2011, le questionnaire de candidature étant à remplir sur www.adrfellowship.org.

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