Mot-Clefétudes

1
Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés
2
Initiez-vous au monde des coopératives au Québec !
3
L’entrepreneur social, un acteur clef en manque de notoriété

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés

Il y a seulement une dizaine d’années, l’entreprenariat social était quasi inexistant dans le milieu académique. Aujourd’hui, on commence à voir fleurir ici et là une multitude d’initiatives et de programmes à travers le monde qui, bien qu’encore très insuffisants, tracent une nouvelle voie plus humaniste pour l’éducation commerciale.

Aux Etat-Unis, ce sont les plus prestigieuses Business Schools qui mènent la danse, avec en tête l’université de Stanford dont le Center for Social Innovation lancé en 2003 ne se contente pas de développer une base riche de plus de 60 études de cas dans le secteur mais propose également divers programmes de formation continue. Le dernier-né, entièrement consacré à l’entreprenariat social, débutera en juin 2010. Harvard, au travers de sa Social Enterprise Initiative, offre quant à elle à ses étudiants de MBA ainsi qu’aux leaders en poste un panel de cours dédiés à la création de valeur sociale dans les organisations.

education

Un phénomène semblable se répand en Europe. En Espagne, l’IESE à Barcelone (l’une des écoles de management les plus réputées), dispense des cours en la matière. Au Royaume-Uni, c’est Oxford qui se distingue avec le Skoll Center for Social Entrepreneurship créé en 2003 mais de nombreuses universités régionales innovent en proposant des cours d’entreprenariat social dans les cursus classiques de business. C’est le cas de l’université de Lancaster (Nord-Ouest) où l’on peut suivre un module de social entrepreneurship à partir de la 2ème année de Bachelor en Management.

En France, c’est l’ESSEC qui s’est voulue pionnière dans le domaine avec sa Chaire Entrepreneuriat Social créée en 2003. HEC Paris lui a emboîté le pas en inaugurant en décembre dernier sa chaire Social Business / Entreprise et Pauvreté (SBEP), co-présidée par Muhammad Yunus (qu’on ne présente plus) et Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté) et sponsorisée par Danone. Un point intéressant à souligner, la « Track » SBEP est ouverte aux étudiants français comme internationaux de tous les programmes d’HEC, des Mastères Spécialisés aux MBA en passant par la grande école. Elle leur permet de suivre en langue anglaise un programme intensif de deux mois en fin de cursus afin d’élargir leurs horizons et d’adopter une vision plus globale et humaine du monde du business. Au menu, des cours de social entrepreneurship, new business models at the bottom of the pyramid, business and poverty in developed countries, development of new consumer behaviors et finance and social business. Citons également le récent lancement de l’Ecole de l’Entreprenariat en Economie Sociale en Languedoc-Roussillon, un dispositif conçu pour reconnaître et développer les compétences managériales spécifiques des entreprises de l’économie sociale.

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux se dessine donc… Ceux-là seront formés à gérer la tension entre les exigences économiques et sociales et sauront mettre des compétences managériales pointues au service d’un projet collectif, ce qui devrait permettre de maximiser l’impact sociétal des organisations créées et de changer d’échelle.

Mais les initiatives de ces quelques établissements pionniers demeurent bien marginales. La plupart des programmes des écoles de commerce, même ceux spécialisés dans l’entreprenariat, ne font en effet aucune considération de l’entreprenariat social. Il faut donc non seulement encourager la démarche de ces « éclaireurs » mais aussi la pousser encore plus loin. L’enseignement de l’entreprenariat social ne doit pas rester cantonné à des départements spécifiques et réservé à quelques « élus » mais être intégré à tout cursus classique de management. Des chapitres sur les entreprises sociales devraient même faire leur apparition dès le lycée dans les programmes de section ES. Il est essentiel d’éclairer les futurs entrepreneurs sur ce modèle alternatif qui n’est pas destiné à le rester bien longtemps !

Bookmark and Share

Initiez-vous au monde des coopératives au Québec !

L’entrepreneuriat coopératif vous intéresse? Vous songez à démarrer une coopérative maintenant ou plus tard? Vous êtes tout simplement curieux et désireux d’en savoir plus sur ce modèle alternatif?

L’Office Franco-Québécois pour la Jeunesse soutient, en partenariat avec le Ministère des Affaires étrangères et européennes, la participation de jeunes français et francophones à l’Ecole des Jeunes Créateurs de Coopératives qui aura lieu du 9 au 22 août 2010 sur le Campus de l’Université de Sherbrooke (Québec), au Canada.

L’École s’adresse aux jeunes francophones, âgés de 18 à 35 ans, qui désirent découvrir les compétences nécessaires pour la création et la gestion d’une coopérative et développer leur potentiel entrepreneurial.

Le défi ? Au sein d’une équipe multiculturelle, les participants devront construire en 2 semaines, en s’appuyant sur leur talent mais également sur une série de conférences et modules de formation, un projet d’affaires coopératif réaliste qu’ils présenteront à un jury de spécialistes du secteur qui désignera les lauréats.

En bref, une occasion unique de s’initier au monde des coopératives tout en enrichissant son réseau dans le secteur de l’économie sociale et solidaire au Canada.

Pour en savoir plus et poser votre candidature avant le dimanche 6 juin, rendez-vous sur le site de l’OFQJ.

Chrystel C.

L’entrepreneur social, un acteur clef en manque de notoriété

L’entreprenariat social est porteur d’espoir et de solutions !

Selon le Baromètre 2008 de l’entreprenariat social auprès des entrepreneurs sociaux et du grand public, à l’initiative de l’AVISE et d’Ashoka, 70% des 1080 individus sondés considèrent l’entreprenariat social comme utile à la société.

Les entrepreneurs sociaux sont perçus comme capables de proposer des solutions aux grands défis sociaux et environnementaux du XXI° siècle, de pallier les déficiences des services public et d’élever le niveau d’éthique du monde l’entreprise.
barometre2_01 Pourtant, les entrepreneurs sociaux demeurent très peu connus du grand public…

En effet, moins d’un quart des personnes interrogées déclare connaître le terme d’entrepreneur social. Pire, seuls 3% des individus sont capables de citer spontanément un exemple d’entrepreneur ou d’entreprise sociale et aucun entrepreneur français n’est cité ! D’ailleurs, même Muhammad Yunus, pourtant acteur phare de ce secteur et Prix Nobel de la paix 2006, dispose d’une notoriété assistée limitée (seuls 11% des sondés ont déjà entendu parler de lui).

A nous donc de diffuser le message en faisant connaître le formidable travail des entrepreneurs sociaux afin de susciter, qui sait, de nouvelles vocations de «créateur de mieux-être social durable» !

Consultez l’ensemble des résultats de cette étude sur le lien suivant :

http://www.opinion-way.com/pdf/Ashoka%20prez%20VF-BG.pdf

Bookmark and Share

 

LeSocialBusiness.fr Copyright © 2013. Tous Droits Réservés