Article tagué essec
Global Social Venture Competition 2009-2010
30/10/09

Suite au commentaire de Charlotte de l’équipe GSVC, nous avons décidé de relayer son information à travers ce post.
Global Social Venture Competition (GSVC) 2009-2010 est lancée. La GSVC est une compétition internationale de Business Plans réservée à des projets d’entreprises alliant viabilité économique et impact social.
Elle permet aux participants de rencontrer des investisseurs intéressés par les projets d’entrepreneuriat social, d’être coachés par des professionnels du secteur et, pour les vainqueurs, de remporter un prix compris entre 5000 et 25000 $. La sélection est réalisée par des jurys composés d’experts de l’entrepreneuriat social.

Depuis 3 ans, la chaire Entrepreneuriat Social de l’ESSEC et son incubateur social ANTROPIA relaient la compétition en France. Pour l’édition 2009‐2010, l’ESSEC organise la finale francophone pour la zone Europe, Afrique et Moyen‐Orient.
Pour y participer, rendez-vous sur le site francophone mis en ligne par l’ESSEC: http://gsvc.entrep-social.chair.essec.edu
Antropia : l’incubateur social by ESSEC
11/09/09
Parmi les nombreuses aides qui existent pour les entrepreneurs, l’une des plus importantes et utiles sont les incubateurs. Pour ceux qui ne connaîtraient pas ce terme, un incubateur est une structure d’accompagnement de projets de création d’entreprises. Il peut apporter un appui en termes d’hébergement, de conseil et de financement, lors des premières étapes de la vie de l’entreprise.

C’est pour cela que nous avons décidé de vous présenter, Antropia, l’un des premiers incubateurs sociaux en France. Lancé en 2005 par la Chaire Entreprenariat Social de l’ESSEC et de la Caisse d’Epargne Ile-de-France, cette incubateur social, doté également d’un fonds d’amorçage philanthropique, soutient des entrepreneurs sociaux franciliens dans la phase de lancement de leur projet.
L’incubateur leur offre donc un accompagnement stratégique et un soutien technique à travers les différents experts de la chaire et de ses partenaires. Les incubés recevront aussi un soutien logistique grâce à l’accès à un bureau dans l’incubateur et baigneront dans un milieu qui leur permettra d’agrandir leur réseau. Puis ils auront accès à un soutien financier qui se traduit sous la forme de bourses ou de prêts d’honneur.
Pour intégrer Antropia, il faut répondre à des critères d’éligibilité et de sélection, que vous trouverez en détails sur la plaquette de l’incubateur (cf. lien en bas de l’article).
Antropia vise normalement à accompagner 20 projets cette année.
Pour plus d’informations rendez-vous sur:
Le site de l’incubateur: http://www.essec-entrep-social.com/fr/projets_operationnels/antropia.html
Lien pour télécharger la plaquette: http://www.essec-entrep-social.com/fr/projets_operationnels/docs/Antropia/Plaquette_Antropia.pdf
Une nouvelle génération d'entrepreneurs sociaux : les diplômés
14/07/09

Il y a seulement une dizaine d’années, l’entreprenariat social était quasi inexistant dans le milieu académique. Aujourd’hui, on commence à voir fleurir ici et là une multitude d’initiatives et de programmes à travers le monde qui, bien qu’encore très insuffisants, tracent une nouvelle voie plus humaniste pour l’éducation commerciale.
Aux Etat-Unis, ce sont les plus prestigieuses Business Schools qui mènent la danse, avec en tête l’université de Stanford dont le Center for Social Innovation lancé en 2003 ne se contente pas de développer une base riche de plus de 60 études de cas dans le secteur mais propose également divers programmes de formation continue. Le dernier-né, entièrement consacré à l’entreprenariat social, débutera en juin 2010. Harvard, au travers de sa Social Enterprise Initiative, offre quant à elle à ses étudiants de MBA ainsi qu’aux leaders en poste un panel de cours dédiés à la création de valeur sociale dans les organisations.
Un phénomène semblable se répand en Europe. En Espagne, l’IESE à Barcelone (l’une des écoles de management les plus réputées), dispense des cours en la matière. Au Royaume-Uni, c’est Oxford qui se distingue avec le Skoll Center for Social Entrepreneurship créé en 2003 mais de nombreuses universités régionales innovent en proposant des cours d’entreprenariat social dans les cursus classiques de business. C’est le cas de l’université de Lancaster (Nord-Ouest) où l’on peut suivre un module de social entrepreneurship à partir de la 2ème année de Bachelor en Management.
En France, c’est l’ESSEC qui s’est voulue pionnière dans le domaine avec sa Chaire Entrepreneuriat Social créée en 2003. HEC Paris lui a emboîté le pas en inaugurant en décembre dernier sa chaire Social Business / Entreprise et Pauvreté (SBEP), co-présidée par Muhammad Yunus (qu’on ne présente plus) et Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté) et sponsorisée par Danone. Un point intéressant à souligner, la « Track » SBEP est ouverte aux étudiants français comme internationaux de tous les programmes d’HEC, des Mastères Spécialisés aux MBA en passant par la grande école. Elle leur permet de suivre en langue anglaise un programme intensif de deux mois en fin de cursus afin d’élargir leurs horizons et d’adopter une vision plus globale et humaine du monde du business. Au menu, des cours de social entrepreneurship, new business models at the bottom of the pyramid, business and poverty in developed countries, development of new consumer behaviors et finance and social business. Citons également le récent lancement de l’Ecole de l’Entreprenariat en Economie Sociale en Languedoc-Roussillon, un dispositif conçu pour reconnaître et développer les compétences managériales spécifiques des entreprises de l’économie sociale.
Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux se dessine donc… Ceux-là seront formés à gérer la tension entre les exigences économiques et sociales et sauront mettre des compétences managériales pointues au service d’un projet collectif, ce qui devrait permettre de maximiser l’impact sociétal des organisations créées et de changer d’échelle.
Mais les initiatives de ces quelques établissements pionniers demeurent bien marginales. La plupart des programmes des écoles de commerce, même ceux spécialisés dans l’entreprenariat, ne font en effet aucune considération de l’entreprenariat social. Il faut donc non seulement encourager la démarche de ces « éclaireurs » mais aussi la pousser encore plus loin. L’enseignement de l’entreprenariat social ne doit pas rester cantonné à des départements spécifiques et réservé à quelques « élus » mais être intégré à tout cursus classique de management. Des chapitres sur les entreprises sociales devraient même faire leur apparition dès le lycée dans les programmes de section ES. Il est essentiel d’éclairer les futurs entrepreneurs sur ce modèle alternatif qui n’est pas destiné à le rester bien longtemps !

