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50 propositions pour développer l’Economie Sociale et Solidaire…
6/05/10
Il y a 6 mois, le Premier Ministre François Fillon émettait le souhait de construire « une politique ambitieuse de développement de l’économie sociale et de l’entrepreneuriat social« , notamment pour combler le retard français par rapport à certains pays européens, et confiait au député Francis Vercamer la mission de réaliser une étude sur les moyens à mettre en oeuvre pour mener à bien cette ambition.
Le 28 avril dernier, le « Rapport sur le Développement de l’Economie Sociale et Solidaire » – sous-titré « Entreprendre autrement pour la croissance et l’emploi » – a été remis à Marc-Philippe Daubresse, Ministre de la Jeunesse et des Solidarités Actives récemment nommé et Laurent Wauquiez, Secrétaire d’Etat à l’Emploi.
Le député du Nord rend ses conclusions de manière claire et complète dans un document de près de 200 pages dont la rédaction s’est voulue une démarche participative impliquant l’ensemble des acteurs du secteur intéressés.
Après avoir brossé un portrait quantitatif de l’Economie Sociale et Solidaire en rappelant notamment qu’elle emploie 1 salarié sur 10 et représente entre 7 et 8% du PIB, il s’attache à faire émerger les constats principaux issus des observations et discussions avec les acteurs. Tout d’abord, il ressort que le secteur de l’Economie Sociale et Solidaire, malgré son caractère protéiforme, affiche une réelle unité. Une unité qui se traduit notamment par la volonté marquée du secteur de faire l’objet de politiques spécifiques prenant en compte ses besoins mais aussi son potentiel extraordinaire et ses atouts.
Face à ces constats, 4 grandes orientations sont préconisées afin de guider l’action à mener pour développer le secteur :
- Travailler sur la reconnaissance et la visibilité du secteur.
- Faciliter l’accès du secteur aux dispositifs d’aide et d’accompagnement existants, notamment financiers.
- Créer de nouveaux dispositifs pour répondre aux besoins singuliers du secteur.
- Mieux intégrer l’Economie Sociale et Solidaire dans les politiques publiques.
Le rapport se termine par une ébauche de 50 propositions qui sont loin de toutes se valoir, c’est pourquoi nous vous proposons une petite sélection. Parmi ces suggestions, la fameuse question de la labellisation pour dépasser la diversité des statuts qui brouille les pistes apparait en tête de liste. Entre autres, il est également conseillé de mettre l’accent sur l’éducation en créant des programmes d’enseignement dédiés à l’Economie Sociale et Solidaire dès le secondaire ainsi que de travailler sur la promotion du secteur auprès des étudiants afin de favoriser son attractivité sur le marché de l’emploi et ainsi dynamiser cette niche qui tend à vieillir. Enfin, nous retenons la proposition de créer un réseau d’incubateurs régionaux afin de favoriser la création d’entreprises sociales.
De ces 50 propositions, reste à savoir combien seront mises en pratique par le gouvernement. Dans les semaines à venir, les acteurs du secteur doivent être réunis au sein d’un Conseil Supérieur de l’Economie Sociale afin d’avancer rapidement sur les actions à initier. Le Ministre fraîchement nommé a ici matière à agir!
Téléchargez ici l’intégralité du rapport.
Chrystel C.
“Avec presque rien on peut changer presque tout”
25/03/10
Voici la devise d’Entrepreneurs du Monde qui depuis 1998 vient en aide aux plus pauvres en leur permettant de développer une petite activité économique grâce à un accès au crédit, à l’épargne ou encore à des formations.

Cette association française de solidarité internationale est présente dans 9 pays et permet à de nombreuses familles de vivre du micro-crédit. Elle fait ainsi évoluer sa méthode en permanence, en échangeant avec d’autres ONG, ou encore en innovant grâce à de nouvelles approches. En ayant recours à des partenaires locaux, elle peut identifier les besoins réels des différentes familles.

Ainsi ses principes d’actions sont : proximité avec les familles bénéficiaires, flexibilité pour toucher les plus pauvres, proposition d’un prêt et d’un outil d’épargne et enfin construction d’un accompagnement complet. Une fois que le projet est lancé, l’association aide l’équipe locale à devenir autonome en tentant de trouver des subventions locales ou encore en amenant progressivement à un autofinancement de l’activité de micro-crédit.
Si vous souhaitez faire un don à cette association, il existe différentes façons : don ponctuel ou via le parrainage d’une agence.
Et si vous souhaitez lire des témoignages d’entrepreneurs ou en savoir plus sur les différents projets, retrouvez les sur leur site internet .
Anaïs P.
Le programme BipBop ou le social business vu par Schneider Electric
21/03/10

Dans le cadre du salon Produrable qui a eu lieu les 17 et 18 mars à Paris, nous avons pu assister à un débat sur le « social business : du rêve à… la réalité ? ». Dans ce contexte, cinq acteurs sont intervenus dont le Directeur du Développement Durable de Schneider Electric, Monsieur Gilles Vermot Desroches, qui a présenté les différentes actions du groupe.
Dans le domaine du Social Business, le spécialiste mondial de la gestion de l’énergie a ainsi mis en place le programme BipBop qui se base sur trois types d’actions, à savoir:
- La formation qui permet à plus de 10 000 jeunes défavorisés (Brésil, Afrique, Inde, etc.) de développer des compétences dans le domaine de l’électricité et de créer ainsi des partenariats locaux.
- La création de produits adaptés aux besoins des populations désavantagées afin de fournir un accès durable à l’électricité.
- Et enfin fournir un apport financier aux entrepreneurs locaux afin de les aider à développer des entreprises innovantes dans le domaine de l’énergie.
Ce programme allie ainsi business et responsabilité. L’acronyme BipBop signifie d’ailleurs: Business, Investment and People at the Bottom of the Pyramid.

En conclusion à sa présentation M. Vermot Desroches a rappelé qu’il faut intervenir sur quatre axes principaux afin d’aider les marchés défavorisés, à savoir : former, investir, inventer de nouveaux produits et enfin développer des partenariats.
Ces différentes initiatives nous ont permis de nous rendre compte encore une fois de l’importance de soutenir des actions locales afin d’avoir un impact sur la pauvreté.
Pour plus d’infos, voici la page web du projet.
Et si vous voulez être au courant des dernières actualités de ce programme, vous pouvez les suivre à travers leurs pages Facebook ou Twitter.
Anaïs P.

