Catégorie - Approfondir

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La finance solidaire en 3 minutes!
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Un rapport rempli d’initiatives à lire!
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Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés
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Le Labo de l’ESS : 50 propositions pour faire bouger les choses
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La Norme ISO 26000, une Norme de changement pour les organisations
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L’entrepreneur social, un acteur clef en manque de notoriété
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Définition du Social Business

Un rapport rempli d’initiatives à lire!

 

Le Labo de l’ESS, acteur de réflexion et de sensibilisation quant aux projets existants dans l’économie sociale et solidaire, a publié un rapport en février 2013. Ce dernier présente plusieurs initiatives de circuits courts dans l’économie sociale et solidaire afin de montrer que divers secteurs offrent des alternatives.  Que ce soit la finance, la culture, la santé, entre autres.

Pour pouvoir réaliser ce rapport, une définition des circuits courts de l’ESS a été adoptée. Le groupe en charge a ainsi défini ces initiatives autour de plusieurs axes dont créer des liens ou encore avoir une approche participative.
 Si vous souhaitez découvrir de nouveaux acteurs de l’économie sociale et solidaire, n’hésitez pas à lire ce rapport!

 

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux : les diplômés

Il y a seulement une dizaine d’années, l’entreprenariat social était quasi inexistant dans le milieu académique. Aujourd’hui, on commence à voir fleurir ici et là une multitude d’initiatives et de programmes à travers le monde qui, bien qu’encore très insuffisants, tracent une nouvelle voie plus humaniste pour l’éducation commerciale.

Aux Etat-Unis, ce sont les plus prestigieuses Business Schools qui mènent la danse, avec en tête l’université de Stanford dont le Center for Social Innovation lancé en 2003 ne se contente pas de développer une base riche de plus de 60 études de cas dans le secteur mais propose également divers programmes de formation continue. Le dernier-né, entièrement consacré à l’entreprenariat social, débutera en juin 2010. Harvard, au travers de sa Social Enterprise Initiative, offre quant à elle à ses étudiants de MBA ainsi qu’aux leaders en poste un panel de cours dédiés à la création de valeur sociale dans les organisations.

education

Un phénomène semblable se répand en Europe. En Espagne, l’IESE à Barcelone (l’une des écoles de management les plus réputées), dispense des cours en la matière. Au Royaume-Uni, c’est Oxford qui se distingue avec le Skoll Center for Social Entrepreneurship créé en 2003 mais de nombreuses universités régionales innovent en proposant des cours d’entreprenariat social dans les cursus classiques de business. C’est le cas de l’université de Lancaster (Nord-Ouest) où l’on peut suivre un module de social entrepreneurship à partir de la 2ème année de Bachelor en Management.

En France, c’est l’ESSEC qui s’est voulue pionnière dans le domaine avec sa Chaire Entrepreneuriat Social créée en 2003. HEC Paris lui a emboîté le pas en inaugurant en décembre dernier sa chaire Social Business / Entreprise et Pauvreté (SBEP), co-présidée par Muhammad Yunus (qu’on ne présente plus) et Martin Hirsch (Haut Commissaire aux Solidarités Actives contre la Pauvreté) et sponsorisée par Danone. Un point intéressant à souligner, la « Track » SBEP est ouverte aux étudiants français comme internationaux de tous les programmes d’HEC, des Mastères Spécialisés aux MBA en passant par la grande école. Elle leur permet de suivre en langue anglaise un programme intensif de deux mois en fin de cursus afin d’élargir leurs horizons et d’adopter une vision plus globale et humaine du monde du business. Au menu, des cours de social entrepreneurship, new business models at the bottom of the pyramid, business and poverty in developed countries, development of new consumer behaviors et finance and social business. Citons également le récent lancement de l’Ecole de l’Entreprenariat en Economie Sociale en Languedoc-Roussillon, un dispositif conçu pour reconnaître et développer les compétences managériales spécifiques des entreprises de l’économie sociale.

Une nouvelle génération d’entrepreneurs sociaux se dessine donc… Ceux-là seront formés à gérer la tension entre les exigences économiques et sociales et sauront mettre des compétences managériales pointues au service d’un projet collectif, ce qui devrait permettre de maximiser l’impact sociétal des organisations créées et de changer d’échelle.

Mais les initiatives de ces quelques établissements pionniers demeurent bien marginales. La plupart des programmes des écoles de commerce, même ceux spécialisés dans l’entreprenariat, ne font en effet aucune considération de l’entreprenariat social. Il faut donc non seulement encourager la démarche de ces « éclaireurs » mais aussi la pousser encore plus loin. L’enseignement de l’entreprenariat social ne doit pas rester cantonné à des départements spécifiques et réservé à quelques « élus » mais être intégré à tout cursus classique de management. Des chapitres sur les entreprises sociales devraient même faire leur apparition dès le lycée dans les programmes de section ES. Il est essentiel d’éclairer les futurs entrepreneurs sur ce modèle alternatif qui n’est pas destiné à le rester bien longtemps !

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Le Labo de l’ESS : 50 propositions pour faire bouger les choses

L’économie sociale et solidaire représente 200 000 entreprises et 2 millions de salariés en France et ne cesse de s’étendre à d’autres parties du monde (Europe, Amérique Latine, etc.).

De nombreuses personnes se rassemblent ainsi autour de démarches innovantes  afin de produire, consommer et décider autrement. Dans le but d’agir et de convaincre, le Labo de l’ESS s’est ainsi lancé dans l’action grâce à 50 propositions pour changer de cap.

Mais qu’est ce que le Labo de l’ESS ? C’est une démarche participative qui vise à mobiliser les acteurs de l’ESS autour d’une même plateforme. C’est également un partage de messages clés et de propositions fortes en faveur de l’ESS et à installer dans le débat public.

Cette initiative se divise en trois temps, à savoir :

  1. La R&D (janvier à octobre 2009) : construction d’un premier ensemble de réflexions et de propositions, rassemblant de nombreux acteurs, personnes et organisations.
  2. Le prototype (1er novembre au 31 décembre 2009) : mise en débat du contenu et des propositions.
  3. Le produit final (janvier à avril 2010) : à partir des commentaires reçus et des résultats du sondage,  une plateforme sera développée afin de mener à une action publique dans le cadre des élections régionales.

Alors n’attendez plus, votre avis compte ! Le site internet  (http://www.lelabo-ess.org/) vous invite d’ailleurs à réagir, commenter et à proposer !

Pour finir, n’oubliez pas que c’est le mois de l’économie sociale et solidaire, voici en cadeau la vidéo de cette édition:

[youtube zOJT8_lAvSo]

Posté par Anais P.

La Norme ISO 26000, une Norme de changement pour les organisations

En septembre 2010 devrait voir le jour la Norme ISO 26000. Ces lignes directrices sur la Responsabilité Sociétale des organisations sont en train d’être élaborées par un consensus international qui regroupe 430 experts issus de 91 pays (équitablement représentés entre pays développés et en voie de développement). A l’origine de cette démarche se trouvent les organisations de consommateurs soucieuses de l’intégrité des multinationales. Après une étude de faisabilité de ce projet, il a été lancé en 2004 et six catégories de parties prenantes ont pris part à la rédaction de la Norme, à savoir : les consommateurs, les industries, les gouvernements, les syndicats, les organisations non gouvernementales (ONG) et d’autres (secteur tertiaire, cabinet d’audit et de conseil, etc.).
L’ISO (organisation internationale de normalisation), premier éditeur mondiale de normes internationales (on lui doit notamment les Norme ISO 14001 – management environnemental- ou Norme ISO 9001 – management de la qualité) s’est lancée dans ce pari audacieux.

iso

Ainsi pour contribuer à la réussite du projet, chaque pays membre de l’ISO (AFNOR pour la France) a envoyé une délégation de cinq experts. Ce travail ambitieux permettra à toutes les organisations sensibles aux aspects sociaux et environnementaux de leurs activités, d’intégrer volontairement cette Norme au sein de leur politique. Elle sera applicable aussi bien dans le secteur privé que public, dans les pays développés qu’en voie de développement.

Il faut souligner que la Norme ISO 26000 ne sera pas certifiable comme il est de coutume pour l’ISO.
Le cœur du texte est composé de sept questions centrales, à savoir : la gouvernance, les droits de l’Homme, les conditions et relations de travail, l’environnement, les bonnes pratiques des affaires, les questions relatives aux consommateurs et enfin l’engagement sociétal.

Ainsi cet outil de progrès permettra de contribuer à ce que l’Homme soit à nouveau au centre des débats.

Voici, un avant-goût de la communication liée à la Norme :

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=XJh2LLoNLzw]

Pour davantage d’informations, les différents sites :
ISO→ http://www.iso.org/iso/fr/home.htm
Site sur la Norme ISO 26000 (en anglais)→
http://isotc.iso.org/livelink/livelink/fetch/2000/2122/830949/3934883/3935096/home.html?nodeid=4451259&vernum=0

Posté par Anaïs P.

L’entrepreneur social, un acteur clef en manque de notoriété

L’entreprenariat social est porteur d’espoir et de solutions !

Selon le Baromètre 2008 de l’entreprenariat social auprès des entrepreneurs sociaux et du grand public, à l’initiative de l’AVISE et d’Ashoka, 70% des 1080 individus sondés considèrent l’entreprenariat social comme utile à la société.

Les entrepreneurs sociaux sont perçus comme capables de proposer des solutions aux grands défis sociaux et environnementaux du XXI° siècle, de pallier les déficiences des services public et d’élever le niveau d’éthique du monde l’entreprise.
barometre2_01 Pourtant, les entrepreneurs sociaux demeurent très peu connus du grand public…

En effet, moins d’un quart des personnes interrogées déclare connaître le terme d’entrepreneur social. Pire, seuls 3% des individus sont capables de citer spontanément un exemple d’entrepreneur ou d’entreprise sociale et aucun entrepreneur français n’est cité ! D’ailleurs, même Muhammad Yunus, pourtant acteur phare de ce secteur et Prix Nobel de la paix 2006, dispose d’une notoriété assistée limitée (seuls 11% des sondés ont déjà entendu parler de lui).

A nous donc de diffuser le message en faisant connaître le formidable travail des entrepreneurs sociaux afin de susciter, qui sait, de nouvelles vocations de «créateur de mieux-être social durable» !

Consultez l’ensemble des résultats de cette étude sur le lien suivant :

http://www.opinion-way.com/pdf/Ashoka%20prez%20VF-BG.pdf

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Définition du Social Business

Alors un social business, c’est quoi exactement?

Ce terme qui a des allures de projet philanthropique n’a pourtant rien à voir du tout avec de la charité!

Avant toute chose, un social business, ou si vous préférez une « entreprise sociale », est une entreprise! Oui, une entreprise comme toutes les autres.

C’est à dire que contrairement aux associations, fondations ou autres organismes à but non lucratif dépendantes de financements extérieurs, un social business est une entité auto-suffisante financièrement qui n’a besoin de personne pour exister.

Cette nouvelle forme d’activité économique a été mise sur le devant de la scène par le Prix Nobel de la Paix 2006, Muhammad Yunus, également pionnier du micro crédit, dans le but de proposer une alternative au système actuel du tout-profit et ainsi en quelque sorte renouveler le capitalisme, en rendant à l’Homme sa place centrale.

C’est une entreprise qui a pour objectif d’apporter une solution à une problématique sociétale en se fondant sur un modèle économique différent qui adopte une vision plus globale de la création de valeur et se veut plus juste et éthique. Elle se contente de couvrir l’ensemble de ses coûts, essaie de gagner de l’argent mais n’est tendue exclusivement vers la maximisation du profit.

Elle consacre ses bénéfices à la diminution des coûts, et à la production d’avantages sociaux et elle ne rémunère pas ses actionnaires, elle se contente juste de les rembourser à hauteur de leur investissement.

Pour résumer, un social business, c’est une entreprise qui vise à être auto-suffisante financièrement, si ce n’est rentable, dans le but d’atteindre un objectif de mieux-être social et de maximiser son impact positif sur son écosystème.

En incarnant un modèle alternatif viable, le social business agit comme un véritable vecteur de changement.

Il faut toutefois savoir que les contours du concept restent flous et sont sujets à controverse, ce qui n’enlève rien à la puissance du modèle dont le coeur fait l’unanimité.

Et vous, quelle est votre définition du social business?

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